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Baja SSV Morocco 2022 : L’épreuve du feu commence aujourd’hui !

Une levée de rideau sur les terres Marocaines qui a lieu à quelques encablures d’Erfoud. Une piste que connaissent bien les ‘’Vieux Routiers’’ de l’Apocalypse. En effet, les concurrents vont vites rentrer dans le vif du sujet avec ces 235 kms de pistes ensablées, sinueuses, mais aussi d’avoir l’immense honneur d’affronter les premières dunes, lorsque le soleil sera au zénith. Pas le temps de se familiariser avec l’environnement, les houles de sable ocre et les pistes endiablées tendaient les bras à tous ces boulimiques du bac à sable, car c‘est bien connu, l’aventure n’attend pas !

Hier soir, Sébastien Delaunay avait prévenu lors du briefing « Vous allez rouler sur des pistes sinueuses, de l’herbe à chameaux, il y aura plusieurs cols à monter avec d’énormes pierres, la traversée d’une palmeraie et le finish dans les dunes. Dernier point important : Méfiez-vous, car il y a pas mal de danger !!! ».

C’est sous un ciel bleu immaculé que les acteurs de cette deuxième édition allaient s’élancer à bras raccourcis dans le bac à sable, dès 7h30.

Le premier à mettre les gaz, c’est l’ami Christophe Paquereau #116 et son Can Am X3. Au décompte zéro, la poussière de son véhicule drape rapidement le sol. Cette fois, on est entré dans la gueule du loup !

Son poursuivant Hugues Lacam #101 enclenche la première pour un départ en trombe. Idem pour Sébastien Guyette #102 qui se je jette dans la bataille, le couteau entre les dents ! À voir le profil aiguisé comme de ces trois lames de rasoir, on peut penser que la bataille va faire rage, dès les premiers kilomètres.

Rapidement le #102 Sébasrien Guyette aval le #116 Christophe Paquereau, qui est obligé de s’arrêter deux fois pour crevaison.

Christophe dira à l’arrivée de la S1 « Quant ça veut pas, ça veut pas ! ».

N’ayant plus de roue de secours, le pilote ‘’solo’’, devait rester prudent sur la piste pour terminer l’étape. Quelques kms plus loin, c’est l’équipage #101 Lacam/Delfino qui crève. L’inconvénient des pistes marocaines, c’est qu’elles sont étroites et très rocailleuses, où il n’est guère aisé de rester stable sans faire prendre de risques aux pneumatiques. Ce genre de péripéties fait partie des multiples problèmes qui peuvent se produire, au gré des étapes, et cet aussi ce qui explique le lien entre les acteurs de cette épreuve.

Les anciens savent que l’examen est permanent et la remise en question est totale.

À peine sorti de la S1, l’équipage#120 Alaimo/Perert fait une embardée spectaculaire en pleine ligne droite sur le goudron. Ne cherchez pas le coupable, c‘est la barre de direction qui a renvoyé le véhicule sur le côté de la chaussée. Bien entendu, à cet endroit, il avait d’énormes rochers.

Finalement, une première étape qui devait logiquement bien se passer, commençait à inquiéter certains.

A mi-course de la S2, Guyette et Lacam sont au coude à coude, un seul petit km les sépare. Derrière, le #103 Noël de Burlin (Polaris) part à la chasse des deux premiers, lui même chassé par l’équipage #105 Hantz. Cette fois, la bagarre est bien lancée. Demain, c’est sûr, les francs-tireurs ne lâcheront rien.

En revanche, le reste de la caravane sait pertinemment que cette épreuve est une course d’endurance et non pas, un sprint. Pendant ce temps, Sébastien Guyette commence à faire le trou au km 60. Cette fine lame voit s’éloigner dans son rétro ses plus proches rivaux.

Sur les chapeaux de roues !

Au départ de la S3, les trois premiers sont aussi tendus que leurs amortisseurs ! Sébastien Guyette continu à forcer le rythme en roulant comme un boulet de canon, obligeant ses adversaires à rester dans sa poussirère. Le moment le plus délicat pour lui ce sont les dunes. Expert en Championnat Tout Terrain et sur des épreuves d’endurances, il n’est pas forcément à l’aise dans le bac à sable. Heureusement pour lui, Hugues Lacam ouvre la trace dans ce tronçon. Dès lors, l’équipage #101 Lacam/Delfino cravache dure pour distancer Sébastien Guyette qui, finalement, s’accroche comme une moule sur un rocher ! Celles et ceux qui connaissent cet endroit savent que les zones de sable plus sombres sont toujours plus porteuses, elles permettent de prendre plus d’élan jusqu’à la suivante.

Cette première étape est remportée par le #102, sur Can-Am X3 du Team Mercier.

#101 Delphine Delfino. Can-Am « Hugues est au top et en plus, il est à l’écoute. Je reconnais bien volontiers que la nav à la trace, c’est plutôt spécial, je pense qu’il faut un peu de temps pour s’adapter. En tout cas, le terrain était glissant et piégeur avec de nombreux devers et de nombreux freinages en courbe».

Sébastien Guyette « Cette première n’a pas été simple. Seul à bord, je devais m’occuper de tout dans l’habitacle. Tant que nous étions sur des pistes glissantes, j’étais bien. Mais lorsque je suis arrivé sur les premiers cordons de dunes, là j’avoue que je n’étais plus du tout à l’aise. Heureusement que Hugues Lacam m’a ‘’déposé’’ dès les premiers kms de sable, ça m’a permis d’accrocher son wagon, jusqu’à l’arrivée ».

Dans l’ensemble, la grande majorité des concurrents sont satisfaits de cette journée. Certains se sont régalés, d’autres un peu moins, mais la joie et la bonne humeur se voient sur les visages. Il est temps maintenant de siroter une menthe à l’eau au bord de la piscine. Ce soir, si un homme est heureux, c’est bien l’organisateur.

’Les décors étaient de Roger Harth, les costumes de Donald Cardwell’’

Classement général ES1 :

# 101 Lacam/Delfino Can-Am 03 :46 :15

# 102 Guyette Can-Am 03 :49 :23

# 105 Hantz/Hantz 03 :50 :41

# 103 Noël de Burtin Can-Am 03 :55 :58

# 116 Paquereau Can Am 04 :09 : 22

Texte : Gilles David. S/Presse Baja SSV Morocco 2022

Photos : ActionGraphers

Vidéo/Réseaux sociaux : France Cleves

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