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Exclu: À savoir concernant la marque Ford …

Ford : le guide du débutant

Tout ce vous devez savoir sur l’Ovale bleu, et bien plus encore.

Ford, c’est quoi ?

Un énorme constructeur américain qui a très vite pris pied en Europe puisque à peine quelque mois après sa création en 1903, ses premières voitures foulaient le sol britannique. Portant le nom de son fondateur Henry Ford (dont la famille est toujours aux commandes plus d’un siècle après) et basé à Detroit, Ford est et a toujours été un poids lourd chez les généralistes.

Aux Etats-Unis, le F-150 est la voiture la plus vendue depuis l’après-guerre, toutes catégories confondues et sans interruption. C’est aussi l’un des pick-ups les plus vendus de la planète, tandis que le Transit détient ce titre chez les utilitaires. Si en France, l’ovale bleu est une marque étrangère comme les autres, il est devenu une institution outre-Manche, où il caracole en tête des ventes depuis les années 70.

Quel genre de voitures produit Ford ?

Éclipsée chez nous par les Clio208 et C3, la Fiesta reste l’une des citadines les plus accomplies du marché. Idem pour la Focus, dont la première génération a considérablement redoré la réputation de Ford en matière de châssis à la fin des années 90. Depuis lors, les voitures de la marque font presque systématiquement partie des plus agréables à conduire dans leur catégorie. L’actuelle Focus n’a rien de révolutionnaire, mais c’est une excellente compacte.

Plus personne n’achète de Mondeo, mais en si vous insistez, Ford devrait pouvoir vous en vendre une. Notez que l’actuelle commence tout de même à faire son âge. S-Max et Galaxy, même combat : de bonnes voitures dans leur genre, mais les monospaces, c’est fini, tout le monde veut des SUV. Ça tombe bien, les nouveaux Kuga (une Focus haute sur pattes) et Puma (une grosse Fiesta) sont tout à fait recommandables.

Chez Top Gear, on a un gros faible pour les Ford sportives. Les Fiesta et Focus ST sont en effet de petites merveilles. Hélas, la Focus RS ne sera pas renouvelée, les normes antipollution devenant trop restrictives.

Il y a bien sûr un mythe roulant, la Mustang. Née en 1964, elle n’a débarqué officiellement en Europe qu’en 2015, pour notre plus grande joie. Forcément, un coupé combinant V8 atmo, boîte manuelle et propulsion en 2020, qui plus est à prix d’ami…

Au sommet, on trouve la GT. Construite pour gagner les 24 Heures du Mans dans sa catégorie (mission accomplie en 2016), cette supercar à un demi-million d’euros est animée par un V6 3.5 biturbo de 669 ch.

On ne peut pas évoquer Ford et faire l’impasse sur les utilitaires. Le fourgon Transit et le pick-up Ranger sont les best-sellers de leur segment en Europe, tandis que le F-150 écrase le marché américain (900 000 ventes aux Etats-Unis en 2019).

En revanche, côté hybrides et électriques, Ford n’est pas exactement en pointe. On trouve de l’hybridation légère sur les nouveaux Puma et Kuga, ainsi qu’une motorisation hybride rechargeable sur ce dernier, mais la seule voiture 100% électrique de la gamme, après une tentative sans conviction il y a quelques années sur la Focus III, est la Mustang Mach-E. Et encore, elle ne sera pas là avant fin 2020. Il n’y a donc rien en première ligne face à une Renault Zoe ou une Volkswagen ID.3, et ça ne semble pas près de changer.

Quelle est la Ford la moins chère ?

Depuis que la Ka+ nous a quittés l’année dernière, c’est la Fiesta, affichée 14 400 €en entrée de gamme. Mais l’Ecosport a beau être un peu plus cher, il présente moins bien. Développé à l’origine pour l’Amérique du Sud et l’Asie, il a été importé en catastrophe par Ford pour meubler sur le segment des petits SUV, en pleine explosion chez nous au début des années 2010. Arrivé fin 2019, le Puma est un véhicule autrement abouti.

Et la Ford la plus chère ?

Parmi celles que vous pouvez acheter chez votre concessionnaire, c’est le nouvel Explorer, un colossal SUV hybride de 457 ch qui attaque à 77 000 € prix catalogue. Mais avec leurs 20 000 € de malus et quelques options, la Mustang Bullitt (55 800 €) et le Ranger Raptor (56 550 €) doivent passer devant.

Au-dessus, il y a la GT, mais il faudra montrer patte blanche – c’est sans doute déjà trop tard – pour que Ford daigne vous inscrire sur la liste d’attente et accepter votre chèque de 500 000 € et des poussières. Pour la GT MkII, homologuée exclusivement pour la piste, c’est fichu : les 45 exemplaires, à un million d’euros pièce, sont déjà tous réservés.

Quelle est la Ford la plus performante de l’histoire ?

La plus puissante Ford de série de tous les temps est cette Mustang Shelby GT500, dont le V8 5.2 à compresseur développe pas moins de 760 ch et 850 Nm de couple. Elle ne peut cependant rivaliser avec la GT, qui fait une centaine de chevaux de moins mais est aussi beaucoup plus légère. Selon Ford, la supercar passe de 0 à 100 km/h en moins de 3 s et atteint les 350 km/h.

Ça, c’est pour la GT standard… La version MkII est encore d’une autre trempe. Rappelons que celle-ci n’est homologuée ni pour la route, ni pour aucune catégorie en endurance. Ça fait un paquet de contraintes en moins, comme l’explique Larry Holt, directeur technique de Multimatic, l’entreprise à qui Ford a confié la préparation des GT MkII. « La voiture de route est évidemment limitée par les nombreuses exigences réglementaires auxquelles elle doit satisfaire pour son homologation globale, tandis que la voiture de course doit tenir compte de la ‘Balance of Performance’, ce qui lui fait perdre 150 ch par rapport à la version routière. La MkII montre le potentiel de la voiture lorsqu’elle est affranchie de toutes ces règles. » Elle fait plus de 700 ch, mais Ford n’a pas communiqué de chiffres quant à ses performances.

Côté course, la GT et ses ancêtres GT40 figurent évidemment en bonne place. Citons aussi la RS200 de Groupe B, qui développait sans doute plus de 800 ch dans ses ultimes versions rallycross, pour un 0 à 100 km/h en à peine plus de 2 s selon l’étagement de la boîte…

Quel a été le meilleur moment de Ford ?

Ford n’a peut-être pas inventé la production de masse, mais il a révolutionné l’industrie en général en inventant la chaîne d’assemblage moderne.

En divisant la fabrication de la Ford T en 84 étapes exécutées par des ouvriers occupant des postes fixes le long d’une chaîne mobile (environ 2 m par minute en 1914), le constructeur a réduit le temps de production d’une voiture de 12 heures à seulement 90 minutes. De quoi faire passer le prix de la T de 850 $ à moins de 300 $, doubler le salaire journalier de ses ouvriers à 5 $ (leur donnant ainsi les moyens d’acheter les voitures qu’ils fabriquent) et faire malgré tout des bénéfices.

Lorsque la production de la T a cessé en 1927, elle représentait la moitié du parc automobile mondial. 15 millions furent en effet construites en 19 ans. Economique et et facile à entretenir, elle a amorcé un bouleversement culturel qui a changé la face du monde, en mettant tout un chacun sur quatre roues.

Et le pire moment ?

Ford a eu son lot de controverses. On pense à la Pinto américaine qui, dans les années 70, risquait de prendre feu en cas de choc à l’arrière à cause d’un réservoir mal conçu. La marque avait conscience du problème, mais avait calculé que payer des dommages et intérêts aux victimes serait moins coûteux que de corriger le défaut de la Pinto… Après de nombreux procès, elle dut cependant procéder à un rappel sur près d’1,5 million de voitures, et son image en prit un coup.

Un scandale similaire éclata à la fin des années 90 lorsqu’on se rendit compte que les pneus Firestone équipant le Ford Explorer avaient une fâcheuse tendance à déchaper à haute vitesse. Ford et Firestone se rejetèrent la responsabilité des accidents qui auront coûté la vie à 271 personnes, et blessé plus de 800 autres. Firestone rappela 14,4 millions de pneus en 2000, et Ford annonça qu’il remplacerait 13 millions d’autres pneus Firestone, pour un coût de 3 milliards de dollars. Là aussi, l’image des deux entreprises a souffert. Tout comme leur relation, qui remontait à l’amitié entre les pères fondateurs Henry Ford et Harvey Firestone un siècle plus tôt.

Plus récemment, en 2008, Ford est passé tout près de la faillite lors de la crise des subprimes. Mais contrairement à GM et Chrysler, il a réussi à s’en relever sans les crédits de l’Etat.

Le moment le plus surprenant ?

Certainement les quatre victoires consécutives au Mans à partir de 1966. Si vous avez vu l’excellent film Le Mans 66, vous savez que Ford avait tenté de racheter Ferrari au début des années 60, avant qu’Enzo les snobe au dernier moment pour aller se jeter dans les bras de Fiat. Henry Ford II, PDG de Ford et petit-fils de Henry, n’a pas du tout apprécié, et a décidé de battre Ferrari à son propre jeu : les 24 Heures du Mans. Ainsi débuta l’une des rivalités les plus agressives dans l’histoire de la course automobile.

Ford est revenu au Mans en 2016 pour s’emparer une nouvelle fois de la victoire (cette fois en catégorie, pas au classement général) avec la GT, célébrant de belle manière le cinquantenaire de son premier succès (qui fut un triplé).

Quel est le plus beau concept car Ford ?

Depuis les années 60, Ford a été particulièrement prolifique en la matière. Nous citerions bien le très néo-rétro Forty-Nine de 2001, ou le brutal Interceptor de 2007. Mais nous donnerons notre préférence à un fabuleux duo des années 90 : d’une part la GT90 (1995), manifeste du Edge Design, sur une base de Jaguar XJ220 (Ford était alors propriétaire de la marque anglaise) mais avec un V12 5.9 quadriturbo développant (théoriquement) 720 ch.

De l’autre, l’Indigo (1997), petite barquette aux roues non-carénées, aux portières en élytre et à l’aileron avant protubérant, animée par un V12 5.9 atmosphérique porteur de 435 ch. Presque une Indycar biplace…

Hélas, ni l’une ni l’autre ne verront jamais le jour. Snif.

Une dernière chose à savoir sur Ford ?

Au fil des époques, Ford a été à la tête d’un sacré cheptel de marques. On se rappellera notamment de son ‘Premier Automotive Group’, créé après le rachat coup sur coup de Volvo, Jaguar, Land Rover et Aston Martin (la Vanquish ci-dessus est le fleuron de l’ère Ford). À un moment, Ford a aussi été au capital de Mazda. Depuis, il s’est délesté de tous ces blasons à l’exception de Lincoln, son label premium historique, et Troller, un constructeur de 4×4 brésilien racheté en 2007.

Source: TopGear

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